merci Depestre
pour tes livres lumières
tes poèmes mi-ronces mi-roses
tes femmes jardins
Hadriana, ombre de mes fantasmes juvéniles
Isabella, arrière-plan de mes rêves libertaires
merci, Depestre
merci, Depestre
pour Jacmel, ton amour éternel
Haïti que tu aimes chantes poétises
avec le charme d’un adolescent en chaleur
pour tes luttes avortées
tes exils redondants
ton amour à distance
je te dis merci
Depestre
je te demande
pardon aussi, Depestre
malheureusement
nous n’avons pas pu épouser
ton culot
pour gifler ceux qui prostituent
leur métier d’homme
ils sont trop nombreux
ces proxénètes métamorphosés en cannibales
(qui nous mangent à petit feu)
pardon, Depestre, pour avoir
falsifié ton mot d’amour : HAÏTI
puissent tes étincelles
continuer d’éclairer
nos pas de danse
à la conquête d’un renouveau
Gabynho

Laissez un commentaire